Offrir des services de qualité aux personnes atteintes de démence

Le RLISS de Champlain crée un partenariat novateur  

Le 25 septembre 2017 - Van Lebrun, 69 ans, faisait auparavant partie d’un groupe de blues, mais après avoir reçu un diagnostic de démence il y a environ cinq ans, il lui a été difficile de continuer à jouer de la guitare. M. Lebrun et son épouse Louise, mariés depuis plus de 40 ans, ne voulaient pas être séparés. Toutefois, c’était une situation difficile parce que M. Lebrun avait besoin de supervision jour et nuit.

Louise Lebrun Van Lebrun Emma FurfaroLouise Lebrun, Van Lebrun et Emma Furfaro

Afin d’aider son mari à rester actif et pour s’accorder une pause, Mme Lebrun a décidé d’inscrire son mari à un programme de jour pour adultes, financé par le RLISS, au Garbarino Girard Centre for Innovation in Seniors Care, situé au Collège Algonquin à Ottawa.

Le RLISS de Champlain a élaboré ce projet en collaboration avec le Collège Algonquin et le Centre de ressources communautaires d’Ottawa ouest, dont les services sont offerts à la population de l’Ouest d’Ottawa. M. Lebrun participe maintenant au programme de jour pour adultes d’une durée de six heures deux fois par semaine, le jeudi et le samedi.

« Quand il est arrivé, M. Lebrun était timide et passif. Après deux ou trois visites, il était à l’aise et prêt à participer. Il est devenu ami avec d’autres clients et il faisait rire tout le monde », dit Emma Furfaro, coordonnatrice du programme de jour pour adultes au Centre de ressources communautaires d’Ottawa ouest. « Un jour, j’ai apporté ma guitare et j’ai commencé à jouer. Il m’a alors dit « Ça va si j’apporte ma guitare la semaine prochaine? ». J’ai répondu « Absolument! », et il a apporté sa guitare. Maintenant, chaque semaine, il joue avec nous au programme et il s’exerce à la maison. »

Van Lebrun Van Lebrun

Le programme a démarré en 2016 et reçoit un financement annuel de quelque 210 000 $ du RLISS de Champlain.

Les avantages qu’en retirent les familles sont énormes. En plus de participer à des activités physiques et cognitives, les clients ont la chance de participer aux conversations lors des collations et des repas nutritifs.

Les programmes de jour pour adultes sont aussi une pause bienvenue pour les personnes soignantes. « Il faut travailler jour et nuit, tous les jours. Il n’y a pas de pause. Quand Van est au programme de jour, j’ai le temps de récupérer et de refaire mon plein d’énergie pour que je puisse prendre soin de lui plus longtemps et qu’il soit à la maison plus longtemps », explique Mme Lebrun. « Ça me donne du temps pour moi, pour rester à la maison et regarder un film, pour aller chez le coiffeur ou pour faire l’épicerie – même pour faire la lessive. Parfois, il m’arrive de ne rien faire. Je peux seulement rester à la maison et me reposer, mais il y a au moins une journée pendant laquelle vous n’avez pas ce poids sur les épaules. C’est juste calme et paisible. »

Programme de jour pour adultesJessica Davidson, étudiante au Collège Algonquin,
et clients du programme de jour pour adultes

De plus, le programme constitue une expérience éducative enrichie pour les étudiants en sciences infirmières, en soutien à la personne, en physiothérapie et en ergothérapie, qui les prépare à un emploi futur dans un milieu clinique.

« Pendant de nombreuses années, les espaces cliniques ont constitué un véritable défi pour les éducateurs », dit Marlene Tosh, présidente, Sciences infirmières spécialisées au Collège Algonquin. « Le programme de jour pour adultes offre à nos étudiants des occasions de venir passer du temps avec les clients… Les étudiants n’ont pas à attendre d’avoir terminé leur programme pour voir comment se passent les choses dans un environnement clinique. »

Korry MacLeod, chef d’équipe des Services de soutien communautaire au Centre de ressources communautaires d’Ottawa ouest, explique que si les programmes de jour pour adultes n’existaient pas, il y aurait bien plus de personnes soignantes épuisées et plus de patients hospitalisés atteints de démence. Elle ajoute que les clients seraient placés dans des établissements beaucoup plus tôt. « Je crois que, pour le système dans son ensemble, nous essayons d’éviter les séjours à l’hôpital et les visites aux salles d’urgence. Nous voulons garder les gens dans la communauté plus longtemps. »

 

Le RLISS de Champlain a mis en place et finance 25 programmes de jour pour adultes dans toute la région. Ces programmes ne représentent qu’un seul élément de la stratégie globale du RLISS de Champlain visant à améliorer les services destinés aux personnes âgées, dont celles atteintes de démence.

Les services d’aide à la vie autonome, les cliniques des troubles de la mémoire en soins primaires et l’ajout d’infirmières en soins gériatriques dans les salles d’urgence constituent d’autres programmes spécialisés du RLISS qui ont des effets positifs sur la population.

« Notre population vieillit et je pense qu’il est évident pour presque tout le monde que les approches traditionnelles en matière de soins ne suffiront plus. Nous devons nous tourner vers de nouveaux modèles et approches qui permettront de respecter le souhait des personnes âgées de rester chez elles plus longtemps », dit Cal Martell, vice-président de l’intégration au RLISS de Champlain. « Par conséquent, les initiatives de ce genre—qui allient les avantages de l’éducation, de la formation, de l’enseignement et de la recherche avec le niveau de soins et de soutien fournis aux patients et à leurs familles—peuvent réellement contribuer à éclairer la création de modèles de soins qui, à l’avenir, pourront mieux soutenir et venir en aide aux personnes âgées et à leurs familles. »

Info Minute du RLISS

 

Plus de renseignements

  • Fournisseurs de services de santé

    Cal Martell 
    Vice-président, Intégration
    RLISS de Champlain 
    613 747-3203 
    Sans frais : 1(866) 902-5446, poste 3203
    cal.martell@lhins.on.ca