Voici les points saillants de la réunion du conseil d’administration du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain qui a eu lieu le 27 septembre 2017 au centre de soins de longue durée Groves Park Lodge, à Renfrew, en Ontario.

Listes d’attente pour obtenir des soins à domicile

Le RLISS de Champlain a commencé à offrir des services de soins à domicile en mai 2017 après la fusion du RLISS et du Centre d’accès aux soins communautaires de Champlain. La chef de la direction du RLISS de Champlain, Chantale LeClerc, a fait le point sur les listes d’attente pour obtenir des services de soins à domicile.

Mme LeClerc a précisé que les listes d’attente avaient considérablement diminué ces derniers mois. À la fin du dernier exercice financier (31 mars 2017), environ 5 400 personnes attendaient de recevoir des services de soins à domicile offerts par le RLISS. Grâce à l’augmentation des investissements dans les services de soins à domicile et en milieu communautaire et à un effort concerté pour offrir des services aux personnes qui attendaient depuis le plus longtemps, le nombre de personnes en attente de services a baissé, passant à 1 700 (soit une diminution de 68 %) à la fin de septembre. En date du 18 octobre 2017, il y en avait 1 443, ce qui représente une diminution supplémentaire de 15 %. Les personnes toujours en attente de services sont celles qui ont besoin de services de soins à domicile moins intensifs. Elles reçoivent de ce fait des services plus rapidement.

La diminution du nombre de personnes sur les listes d’attente est survenue beaucoup plus rapidement que prévu parce que certains clients potentiels ont décidé qu’ils ne souhaitaient plus recevoir de services. En outre, de façon inattendue, nous avons reçu moins de nouvelles demandes de services de soins à domicile. Le RLISS de Champlain est en train de concevoir un nouveau modèle prévisionnel afin de pouvoir prévoir avec davantage de précision la demande de soins à domicile.

Parmi les personnes qui attendent de recevoir des services de soins à domicile du RLISS de Champlain :

  • 30 % ont demandé des services de soutien à la personne. Dans ce groupe, environ 40 % attendent de recevoir la première visite et 60 % attendent de recevoir des services supplémentaires.
  • 30 % sont des enfants qui attendent de recevoir des traitements en milieu scolaire, par exemple des traitements de physiothérapie ou d’ergothérapie. 
  • 40 % sont des adultes qui attendent de recevoir des traitements, par exemple des traitements de physiothérapie ou d’ergothérapie.

Pour servir plus de clients parmi ceux qui étaient sur les listes d’attente, le RLISS a demandé à ses organismes sous-traitants de faire plus de visites de clients. Une pénurie de préposés aux services de soutien à la personne a toutefois présenté un défi pour répondre à la demande, surtout dans les régions rurales. Le personnel du RLISS collabore avec ces organismes et des partenaires afin de trouver des solutions pour répondre aux besoins de la population.

Francophones : Besoins en matière de santé et accès à des services en français dans la région de Champlain

Améliorer les services de santé offerts aux francophones est un important objectif du RLISS de Champlain. En fait, dans notre région, un résident sur cinq est francophone. Pour offrir des soins adaptés sur les plans culturel et linguistique, le RLISS et ses partenaires veulent veiller à ce que davantage de francophones :

  • reçoivent des soins en français
  • sachent que des services de santé sont offerts en français et utilisent ces services plus souvent
  • aient plus d’occasions d’exprimer leur niveau de satisfaction à l’égard des services en français.

Le Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario (Réseau) est responsable de conseiller les RLISS de Champlain et du Sud-Est sur la planification des services, la prise de décisions et la mise en œuvre de programmes.

Jacinthe Desaulniers (présidente-directrice générale, Réseau) et Jasmin Manseau (gestionnaire de projet, Réseau) ont donné un aperçu des récents efforts déployés pour recueillir et analyser des données sur les services de santé en français dans la région de Champlain.

Premièrement, le projet pilote de collecte de l’identité linguistique, qui consiste à demander aux patients leur identité linguistique lors de leur inscription ou à leur admission dans un hôpital de l’Est de l’Ontario, permet de connaître le nombre de francophones soignés dans ces hôpitaux. Un certain nombre de partenaires participent au projet, dont

  • le Réseau
  • les RLISS de Champlain et du Sud-Est
  • le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, et
  • l’Institut canadien d’information sur la santé.

Les objectifs sont d’aider ces deux RLISS et les partenaires à mieux comprendre l’utilisation des services de santé par les francophones et d’améliorer l’accès des francophones aux soins. Plus de 600 employés de 12 hôpitaux de la région de Champlain ont reçu une formation sur la façon de consigner la préférence linguistique. La prochaine étape pour les RLISS et le Réseau sera d’analyser les données d’après les volumes de patients, les problèmes de santé, la durée des séjours aux services des urgences et d’autres indicateurs. Mme Desaulniers a affirmé que l’idéal serait d’inclure l’identité linguistique (française et anglaise) sur la carte Santé de l’Ontario.

Les hôpitaux qui participent au projet sont :

  • Arnprior Regional Health
  • Hôpital Memorial de Carleton Place et du district
  • Hôpital communautaire de Cornwall
  • Hôpital de Deep River et du district
  • Hôpital Glengarry Memorial
  • Hôpital Général de Hawkesbury & du district
  • Hôpital du district de Kemptville
  • Hôpital Montfort
  • Hôpital régional de Pembroke
  • Hôpital Queensway Carleton
  • L’Hôpital d’Ottawa, et
  • l’Hôpital Memorial du district de Winchester.

Deuxièmement, le Réseau a examiné la répartition des organismes désignés pour offrir des services en français par sous-région du RLISS de Champlain. La désignation est le mécanisme qui permet de veiller à ce que les francophones se fassent offrir des services en français dans des organismes en particulier. À l’heure actuelle, dans le RLISS de Champlain, 24 fournisseurs ont obtenu une désignation totale, 9 fournisseurs ont obtenu une désignation partielle et 15 autres ont entamé les démarches pour obtenir une désignation.

Les données permettent d’avoir des détails sur le statut de désignation dans différents secteurs des services de santé dans chaque sous-région du RLISS de Champlain, y compris dans les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée, les centres de santé communautaire, les organismes de services communautaires de soutien et les organismes de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances. La plupart des organismes désignés dans la région de Champlain sont situés dans l’est de la région et l’est d’Ottawa. Il y a aussi un certain nombre d’organismes basés à Ottawa qui sont désignés partiellement ou en totalité et servent les francophones de la région.

Mme Desaulniers a précisé que le Réseau continuera de miser sur les données par sous-région, en particulier pour analyser des données de nature géographique sur les organismes non identifiés et pour combler les lacunes dans l’offre de services en français. « Il existe des lacunes dans certains secteurs, surtout dans l’ouest d’Ottawa et l’ouest de la région de Champlain », a-t-elle affirmé.

Rapport sur la capacité en matière de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances en milieu hospitalier dans le RLISS de Champlain

Le RLISS de Champlain et des hôpitaux partenaires ont réalisé une étude afin de déterminer des moyens d’améliorer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances en milieu hospitalier dans la région. Ils ont établi un plan portant sur la façon la plus efficace d’utiliser la capacité d’hospitalisation et les fonds actuels tout en assurant des services de grande qualité. Ce travail concorde avec la priorité stratégique du RLISS d’intégrer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances.

Le RLISS de Champlain a demandé à George Weber (président et chef de la direction, Le Royal) et au Dr Bernard Leduc (président-directeur général, Hôpital Montfort) de diriger ce projet. Les objectifs étaient d’approfondir notre compréhension des défis auxquels sont confrontés les sept hôpitaux qui offrent ce niveau de soins et de déterminer comment les surmonter.

Les hôpitaux de la région de Champlain qui disposent de services de santé mentale pour patients hospitalisés sont les suivants :

  • le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
  • l’Hôpital communautaire de Cornwall
  • l’Hôpital Montfort
  • l’Hôpital régional de Pembroke
  • L’Hôpital d’Ottawa
  • l'Hôpital Queensway Carleton, et
  • Le Royal.

M. Weber a expliqué que les services de santé mentale ont historiquement évolué de façon fragmentée. Le modèle d’asile a été délaissé au profit d’un meilleur modèle misant sur les hôpitaux généraux et des organismes communautaires, mais cela a donné lieu à des cloisonnements organisationnels. « Ce que nous devons faire, c’est relier les « îlots de services ». C’est probablement la meilleure façon d’expliquer les choses, a affirmé M. Weber. Nous n’avons pas de système et nous espérons que ce travail nous permettra d’en créer un. »

Plus spécifiquement, les rôles et les responsabilités des hôpitaux manquent de clarté en ce qui concerne les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, la coordination entre les hôpitaux est déficiente et il est difficile de recruter des professionnels de la santé pour offrir tous les services nécessaires.
Le rapport contient 13 recommandations qui ont été avalisées par tous les hôpitaux partenaires.

Certaines recommandations entraîneront des changements dans plusieurs domaines importants – leadership, gouvernance et culture; équité et accès; cheminement des patients; prestation des services et ressources humaines en santé. Il est par exemple recommandé d’adopter des normes régionales pour les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances en milieu hospitalier. Il est aussi recommandé de mieux soutenir les fournisseurs de soins primaires pour les aider à offrir des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances à leurs patients et de renforcer ou de réorganiser la capacité pour répondre aux besoins de certaines catégories de patients qui ont des besoins élevés, notamment ceux qui ont des troubles neuropsychiatriques.

Le conseil d’administration du RLISS a approuvé le plan et a demandé au personnel du RLISS de commencer à mettre en œuvre les recommandations conjointement avec les partenaires.

Aperçu des carrefours santé en milieu rural en cours de développement

Des carrefours santé en milieu rural ont été créés en Ontario pour mieux répondre aux besoins uniques des communautés rurales, ainsi que pour aider les patients et leur famille à mieux comprendre leurs choix en matière de soins et à accéder à des services de grande qualité mieux coordonnés.

Le conseil du RLISS a assisté à des présentations sur deux carrefours santé en milieu rural dans le comté de Renfrew (celui d’Arnprior et de la région et celui des communautés de Madawaska). Le RLISS a soutenu le développement de ces deux initiatives.

Au carrefour santé d’Arnprior et de la région, un certain nombre d’organismes ont établi un solide modèle de collaboration. Ils se concentrent sur l’amélioration des soins offerts aux personnes qui ont deux maladies chroniques courantes, à savoir une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et le diabète. Ces organismes sont Arnprior-Braeside-McNab Seniors at Home Inc., l’Équipe de santé familiale d’Arnprior et du district, Arnprior Regional Health, les Services de soins à domicile et en milieu communautaire du RLISS de Champlain, le Bureau de santé du comté de Renfrew et du district, ainsi que des médecins offrant des soins primaires. Il est important de noter que les partenaires ont mené beaucoup d’activités de participation avec des patients, des clients et des soignants.

Le président-directeur général d’Arnprior Regional Health, Eric Hanna, et la responsable locale des carrefours santé en milieu rural, Merryn Douglas, ont expliqué comment le carrefour avait été établi et ont donné des exemples de réussites et de défis.

M. Hanna a souligné le fait que le travail a favorisé un changement d’approche notable. « Il y a deux ans, notre vision était d’être reconnus pour nos soins exemplaires. Elle véhiculait un concept très interne. L’an dernier à la séance de réflexion du conseil d’administration, nous avons adopté une nouvelle vision, celle de créer ensemble une communauté en santé. Ce carrefour santé en milieu rural a grandement contribué au changement de la culture et de l’orientation stratégique de notre organisme. », a-t-il affirmé.

Le carrefour santé des communautés de Madawaska (Madawaska Communities Circle of Health) dessert les résidents de Barry’s Bay et des régions environnantes. Il regroupe 19 partenaires d’un certain nombre de secteurs de la santé, notamment des soins primaires, des services hospitaliers, des soins de longue durée, des soins palliatifs et de la santé publique, ainsi que des représentants des patients et du grand public.

Randy Penney (président-directeur général, Hôpital St. Francis Memorial et Hôpital Victoria de Renfrew) et Lisa Hubers (directrice générale, Madawaska Valley Hospice Palliative Care) ont expliqué au conseil d’administration du RLISS les résultats tangibles obtenus par le carrefour santé.

RPenney LHubers
Randy Penney et Lisa Hubers renseignent le conseil
d’administration du RLISS au sujet des carrefours
santé en milieu rural.

Le travail se fait dans un véritable esprit de collaboration et plusieurs intégrations et partenariats ont été réalisés récemment dans le cadre du carrefour santé. Par exemple, le Centre de santé communautaire Rainbow Valley a été intégré à l’Hôpital St. Francis Memorial en 2011, ce qui a été bénéfique pour les deux organismes. Cet hôpital a aussi fourni de l’espace pour le programme de soins palliatifs et les efforts de financement sont maintenant assumés conjointement par l’hôpital, le foyer de soins de longue durée et le programme de soins palliatifs.

La vallée de la Madawaska est le secteur le plus isolé de la région, ce qui rend difficile le recrutement de ressources humaines en santé. Travailler en collaboration a eu l’avantage supplémentaire d’aider à créer plus de postes à temps plein.

« Nous représentons une communauté très rurale », a expliqué Mme Hubers. « Il existe beaucoup de communautés rurales comme la nôtre au Canada qui aimeraient beaucoup savoir comment nous avons pu bâtir un programme qui fonctionne aussi bien en aussi peu de temps et à un coût comme celui que nous assumons pour une année de fonctionnement. »

Proposition préalable au projet d’immobilisations visant l’aménagement d’un espace pour des lits d’hospitalisation à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa 

L’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa est en train de planifier la création d’une unité de soins qui comprendra jusqu’à 23 lits de soins actifs dans le cadre d’un plus vaste projet d’immobilisations. L’Institut est le seul centre spécialisé en cardiologie dans la région de Champlain. Il accueille les patients qui sont les plus malades et atteints des problèmes cardiaques les plus complexes.

Le RLISS et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée sont tous deux responsables des projets d’immobilisations. Le RLISS intervient principalement aux premières étapes de la planification pour veiller à ce que les éléments des programmes et des services correspondent aux besoins de la population et aux priorités en matière de planification.

À l’heure actuelle, l’Institut fonctionne à pleine ou quasi pleine capacité. Il aura donc besoin de lits supplémentaires dans un avenir rapproché. Les lits seront offerts aux patients suivis en cardiologie et aux patients qui ont besoin d’une chirurgie ou d’une intervention cardiaque, y compris un cathétérisme cardiaque, une intervention cardiaque percutanée et l’implantation d’un stimulateur cardiaque ou d’un défibrillateur cardiaque.

Le conseil d’administration du RLISS a approuvé la proposition, qui sera maintenant transmise au ministère de la Santé et des Soins de longue durée aux fins d’examen.


Sujets

  • Listes d’attente pour obtenir des soins à domicile
  • Francophones : Besoins en matière de santé et accès à des services en français
  • Rapport sur la capacité en matière de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances en milieu hospitalier
  • Aperçu des carrefours santé en milieu rural en cours de développement
  • Proposition préalable au projet d’immobilisations visant l’aménagement d’un espace pour des lits d’hospitalisation à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa


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La prochaine réunion du conseil d’administration du RLISS de Champlain

  • le 25 octobre 2017 à 13 h
  • Bureau de santé de l’est de l’Ontario
  • 1000, rue Pitt, Cornwall

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