Voici les points saillants de la réunion du conseil d’administration du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain qui a eu lieu le 25 janvier 2017 à Ottawa.

Rapport sur la performance au deuxième trimestre de 2016-2017

PerformanceLes rapports trimestriels du RLISS donnent des résumés détaillés de la performance du système de santé dans la région de Champlain en fonction de 29 indicateurs comme les temps d'attente pour différents services et le nombre de patients hospitalisés en attente d'un autre niveau de soins dans la communauté.

Le conseil d'administration du RLISS a discuté du rapport du deuxième trimestre de 2016-2017 et l'a approuvé. Sur les 29 indicateurs déclarés, 14 sont déterminés par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée et partagés par tous les RLISS. En moyenne, le RLISS de Champlain a atteint les 14 cibles établies par le ministère à 84 % comparativement à 78 % un an plus tôt, ce qui constitue une amélioration.

Pour la première fois, ce rapport trimestriel comprend une prévision de la performance du système de santé en prévoyant où les indicateurs sont susceptibles de se situer à la fin du quatrième trimestre. Le rapport a également étudié le lien entre la performance du système de santé et la situation sociale et économique des patients. Brian Schnarch (directeur de la performance et de l’analyse du système du RLISS de Champlain) a expliqué les conclusions.

De façon générale, l'étude a permis de conclure que la performance du système de santé n'était pas pire pour les personnes issues de quartiers moins bien riches. « Je crois que ce serait le point le plus important à retenir de l'analyse économique », a déclaré M. Schnarch. « Je conclurais de façon provisoire – provisoire parce qu'il existe d'autres mesures de la qualité non incluses dans l'analyse – que la qualité des soins de santé est la même pour les riches et les pauvres. »

Les personnes qui résident dans des régions offrant moins de soutien social (selon le taux de personnes vivant seules, de familles monoparentales et de personnes divorcées ou veuves) étaient beaucoup plus susceptibles d'attendre dans un lit d'hôpital de soins actifs d'avoir accès à des soins plus appropriés à l'extérieur du milieu hospitalier, par exemple des services de soins à domicile et en milieu communautaire. Il est concevable que les personnes ayant accès à moins de soutien à la maison ne peuvent quitter l'hôpital aussi facilement.

Le RLISS de Champlain étudiera les données plus en profondeur afin de mieux concevoir et cibler les services de santé en fonction des besoins de la population. L'étude se concentre ensuite sur la façon dont la performance du système de santé pourrait varier selon l'endroit où les gens habitent (sous-régions) et la langue qu'ils parlent. Les membres du conseil d'administration ont fait part de leur reconnaissance pour ces données et ont indiqué qu'ils réfléchiront à la manière dont les renseignements peuvent être utilisés pour appuyer leurs fonctions de gouvernance et de surveillance.

Soins de réadaptation en milieu communautaire pour les personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise

La lésion cérébrale acquise, aussi appelée traumatisme cérébral, est la principale cause de décès et d'invalidité des personnes de moins de 35 ans au Canada. Dans la région de Champlain, 45 000 personnes vivent avec une lésion cérébrale acquise.

Le Dr Mark Ferland (neuropsychologue au Centre Robin Easey d'Ottawa) et Kevin Barclay (spécialiste principal de l’intégration au RLISS de Champlain) ont ensemble fait le survol des services destinés à cette clientèle dans la région de Champlain. L'amélioration de ces services s'harmonise avec le plan stratégique triennal du RLISS pour améliorer l'expérience des patients et de leurs familles dans tout le continuum des soins.

Dr Mark Ferland et Kevin Barclay
Le Dr Mark Ferland (gauche) et Kevin Barclay (droite)

Des organismes comme le Centre Vista, Pathways, le Centre Robin Easey et le Centre d'accès aux soins communautaires de Champlain (CASC) offrent des services aux personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise à différents endroits dans la région. Ces services incluent des services de réadaptation, des services de soutien en foyer de groupe, des services d’aide à la vie autonome, des services de soutien à la personne, des programmes de jour, de l'aide pour s'y retrouver dans le système et des groupes de soutien pour les familles.

Le Dr Ferland a présenté un examen des services existants dans la province et un résumé des conclusions découlant de groupes de discussion composés de clients. Il a décrit les lacunes dans les services offerts aux clients atteints d’une lésion cérébrale acquise dans la région de Champlain. Ces lacunes incluent une pénurie de logements avec services de soutien et le besoin d'adopter une approche plus intégrée en matière de prestation de services.

Le rapport contenait plusieurs recommandations à court et à long terme, dont certaines sont maintenant prises en considération. Par exemple, un projet pilote est en cours pour soutenir ces clients dans un niveau de soins plus approprié. Grâce à de la formation, à un soutien et à l'utilisation de la technologie, deux personnes qui habitaient dans un établissement résidentiel offrant des soins 24 heures déménageront bientôt dans un milieu résidentiel plus autonome. De plus, le RLISS a fourni des fonds supplémentaires pour élargir les soins en établissement résidentiel pour les personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise.

Le RLISS de Champlain continue de discuter avec les intervenants, y compris les soignants, pour étudier d'autres possibilités d'intégration et des améliorations pouvant être apportées à ces services.

Le conseil a adopté une motion pour examiner les recommandations du rapport dans ses futures délibérations. « Les statistiques contenues dans le rapport donnent à réfléchir », a conclu Jean-Pierre Boisclair, président du conseil d'administration du RLISS de Champlain. « C’est un sujet important. »

Saison de la grippe – Examen de la planification de la hausse de la demande

« Durant les mois d’hiver, tout comme les marées des côtes est et ouest de notre pays montent, la demande dans nos hôpitaux connaît une hausse », a déclaré Cal Martell (directeur principal de l'intégration du système de santé du RLISS de Champlain) aux membres du conseil d'administration du RLISS au début de sa présentation sur la planification de la hausse saisonnière pour 2016-2017.

Plus précisément, à l'automne 2016, le RLISS de Champlain a créé pour la première fois un groupe de travail sur la hausse saisonnière afin de mettre sur pied une approche plus proactive pour atténuer les pressions prévues qui seront exercées sur le système de santé en raison de la grippe. Des partenaires de santé allant des bureaux de santé publique aux foyers de soins de longue durée ont collaboré afin de se préparer à la saison annuelle de la grippe en optimisant l'accès aux soins pour les patients, en surveillant la performance du système de santé et en communiquant avec le public de manière uniforme et coordonnée.

Le RLISS de Champlain a aussi agi de façon stratégique après avoir reçu une augmentation de 1 % du financement provincial de la part du ministère de la Santé et des Soins de longue durée en octobre 2016 pour répondre aux pressions exercées sur les hôpitaux. On a demandé aux dirigeants des hôpitaux de travailler de façon collaborative au sein des sous-régions afin de préparer un plan unique sur la façon d'utiliser les sommes supplémentaires pour répondre à la hausse annuelle de la demande. Les plans incluaient l'ajout de lits d'hôpitaux, l'amélioration du soutien dans les services des urgences et la planification des congés, ainsi qu'une augmentation des services communautaires pour libérer des places dans les hôpitaux et permettre à ceux qui en ont le plus besoin d'y avoir accès.

La Dre Robin Taylor (médecin-hygiéniste adjointe à Santé publique Ottawa) a conjointement fait une présentation au conseil d'administration du RLISS en insistant sur le rôle joué par son organisme dans les efforts régionaux de collaboration en lien avec la hausse saisonnière. Par exemple, l'organisme fait la promotion du vaccin contre la grippe et sensibilise le public aux mesures de contrôle des infections comme le lavage des mains. L'organisme organise des cliniques de vaccination et collabore avec les foyers de soins de longue durée, les maisons de retraite et les refuges pour encourager la prévention des maladies et le contrôle des éclosions. Plus important encore, Santé publique Ottawa surveille aussi la prévalence de la grippe et informe les médecins sur la période où l'on s'attend à ce que la maladie frappe le plus fort.

Mise à jour - Priorité aux patients

Chantale LeClerc, chef de la direction du RLISS de Champlain, a fait une mise à jour sur les activités liées à la mise en œuvre des changements au mandat des RLISS aux termes de la Loi de 2016 donnant la priorité aux patients, adoptée par l'Assemblée législative de l'Ontario en décembre 2016.

Au début janvier 2017, un fournisseur externe tiers dont le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a retenu les services a visité le RLISS de Champlain pour vérifier l'état de préparation à la transition, offrir un soutien au RLISS et déterminer les préoccupations ou risques liés à la mise en œuvre.

Mme LeClerc a déclaré que le RLISS de Champlain et le CASC de Champlain travaillent en étroite collaboration à la transition, qui se déroule très bien. Elle a félicité les équipes du personnel et de direction du CASC et du RLISS de leur professionnalisme, de leur collaboration et de leur ouverture en cette période de changements imminents. Elle a particulièrement souligné le solide partenariat professionnel qui existe avec le directeur général du CASC, le président du conseil d'administration et l'équipe de direction.


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  • Rapport sur la performance au deuxième trimestre de 2016-2017
  • Soins de réadaptation en milieu communautaire pour les personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise
  • Saison de la grippe – Examen de la planification de la hausse de la demande
  • Mise à jour - Priorité aux patients

Les journalistes qui désirent plus de renseignements sont priés de communiquer avec la ligne des médias : 

  • Logement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle

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